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Démographie - La population
| Population total |
719 645 |
| Personnes de langue maternelle française |
237 575 |
| Personnes de langue maternelle anglaise |
468 225 |
| Autre langue maternelle |
19 025 |
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Source : Statistique Canada recensement 2006
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La langue française
- La population du Nouveau-Brunswick se partage entre deux grands groupes linguistiques. Les deux tiers des 720 000 habitantes et habitants de la province sont de langue maternelle anglaise, les autres appartenant presque tous au groupe francophone. Les langues maternelles non officielles sont presque absentes du paysage linguistique. Après l'anglais et le français, la langue maternelle la plus courante est l'allemand, avec 1 420 sujets parlants.
- Le nombre de résidents et résidents de langue maternelle française n'a cessé de croître entre 1951 et 1991, passant progressivement de 185 110 à 243 690. Cela reflète le dynamisme d'une communauté peu touchée par le transfert linguistique.
Population selon la langue maternelle, 2001, Nouveau-Brunswick
Source : Statistique Canada, recensement de 2001
Langue maternelle française, 1951-2001, Nouveau-Brunswick
Sources : Marmen et Corbeil, 1999 et Statistique Canada, 2001
Âges
- La communauté acadienne du Nouveau-Brunswick est vieillissante, à l'image des populations des pays d'économie avancée. La structure d'âge de la population francophone est similaire à celle de la population de l'ensemble de la province, avec un âge médian très proche (40 ans contre 38).
- Les jeunes y sont toutefois moins nombreux, ce qui pourrait menacer à plus ou moins brève échéance l'équilibre entre les deux groupes.
Distribution des âges, Francophones, 2001, Nouveau-Brunswick
Source : Statistique Canada, recensement de 2001
Répartition géographique des communautés francophones
- La communauté acadienne regroupait 243 690 personnes de langue maternelle française en 2001, soit 33,2 % de la population totale de la province.
- Les Acadiennes et Acadiens du Nouveau-Brunswick vivent surtout le long des côtes, de Cap-Pelé à Miscou, et à l'intérieur des terres jusqu'à Saint-Jacques. On note trois zones de forte concentration : le Madawaska, la Péninsule acadienne au nord-est de la province et le Sud-Est.
- Les sept comtés de Gloucester, Kent, Madawaska, Northumberland, Restigouche, Victoria et Westmorland regroupent 93,5 % des francophones de la province. Quatre de ces comtés sont majoritairement francophones, dans une proportion variant de 62 à 94 %.
- Le Nouveau-Brunswick est encore peu urbanisé. La population se distribue dans de petites communautés rurales à l'intérieur desquelles les francophones sont très fortement majoritaires.
- Quelques centres urbains émergent comme foyers de la vie française : Edmundston dans le Madawaska, francophone à 91 %, mais aussi Bathurst et Moncton/Dieppe, respectivement francophones à 49 % et 39 %. Ces communautés sont parfois séparées les unes des autres soit par de vastes étendues forestières, soit par des corridors purement anglophones comme celui de la vallée de la Miramichi, ou des zones au peuplement mixte, comme dans la région de Moncton.
- Dans les régions à forte majorité anglophone, les Acadiennes et Acadiens se regroupent autour des centres communautaires francophones de Fredericton, Saint-Jean et Miramichi.
Affirmation du français comme langue parlée à la maison
- En 2001, 220 050 personnes affirmaient parler le français le plus souvent à la maison au Nouveau-Brunswick, comparativement à 199 080 en 1971.
- En plus de ces gens pour qui le français est la principale langue d'usage à la maison, 24 820 personnes disent utiliser le français régulièrement au foyer, témoignant de la force de la langue même dans les mariages exogames.
Le français parlé à la maison, 1971-2001, Nouveau-Brunswick
Sources : Marmen et Corbeil, 1999 et Statistique Canada
La connaissance du français, 1951-2001, Nouveau-Brunswick
Sources : Marmen et Corbeil, 1999 et Statistique Canada
Sources
Modification : 2013-04-20
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