Colombie-Britannique

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Histoire


Les francophones de la Colombie-Britannique ont participé activement au développement de la province en érigeant les institutions qui allaient servir de tremplin aux sociétés à venir.

Lorsque Alexander Mackenzie, premier Européen à franchir les Rocheuses, arrive de ce côté de l'océan Pacifique en 1793, six voyageurs canadiens-français l'accompagnent. Quelques années plus tard, plus de vingt Canadiens français entreprennent avec Simon Fraser la série de voyages qui mèneront à la construction de nombreux forts dans la région pour le compte de la Compagnie du Nord-Ouest. On recense, en 1812, plus de 300 francophones faisant le commerce de la fourrure et travaillant la terre. Ils sont les premiers colonisateurs de la Colombie-Britannique. Avec l'Église, ils bâtissent une première société d'accueil pour celles et ceux qui s'implanteront dans la région.

À la suite de la ruée vers l'or et de l'arrivée massive d'immigrants à la fin du XIXe siècle, les francophones se retrouvent vite en minorité. Isolés les uns des autres, ils ne s'organisent en communauté qu'après l'arrivée, en 1909, de familles du Québec recrutées par les propriétaires du Fraser Mills. Une communauté ouvrière francophone se forme alors sur les rives de la rivière Fraser à l'est de Vancouver et fonde la première paroisse de langue française en Colombie-Britannique.

Connue sous le nom de Notre-Dame-de-Lourdes, la paroisse grossit et la communauté prend le nom de Maillardville. Alimentée notamment par un courant migratoire de Willow Bunch en Saskatchewan, la population francophone de Maillardville augmente. La mise sur pied de centres d'entraînement militaire sur la côte Ouest pendant la guerre y attire bon nombre de recrues francophones, dont plusieurs s'établissent en Colombie-Britannique, contribuant ainsi à la vitalité du français dans la province.

Mais les pressions assimilatrices se font rapidement sentir. Les Franco-Colombiennes et Franco-Colombiens doivent livrer une chaude lutte pour l'éducation en français. La Fédération canadienne-française de Colombie-Britannique (FCFCB) — qui sera rebaptisée Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB) — naît en 1945 dans ce contexte de lutte pour la survie du français et dans un environnement à tout le moins hostile à l'éducation en français. Ce n'est qu'en 1969 que le gouvernement provincial accepte la mise à l'essai d'un programme d'immersion française dans une école publique. Les Franco-Colombiennes et Franco-Colombiens ont accès à un programme d'éducation en français depuis 1977. La Loi scolaire est amendée en juillet 1997 en réponse au jugement Vickers rendu en août 1996. Enfin, le gouvernement provincial annonce, en avril 1998, que le Conseil scolaire francophone aura juridiction sur tout le territoire à compter du 1er juillet 1999.

Depuis 2001, les relations avec le gouvernement provincial se sont nettement améliorées. La signature d'une entente-cadre sur la promotion des langues officielles avec le gouvernement du Canada et la nomination d'un député responsable des affaires francophones sont le point de départ vers ces nouvelles relations.

Sources et droits d'auteurs

Modification : 2013-04-20